Choisir la libre évolution : laisser une vraie place à la nature pour exister

Chez Green Sanctuaries, nous pensons que le meilleur geste pour la nature est parfois de ne pas intervenir. C’est le principe de la libre évolution : laisser les processus naturels s’exprimer sans activités extractives (ex : la coupe de bois, la chasse, la pêche) ou intrusives (activités de pleine nature).

Concrètement, on ne cherche plus à contrôler la structure du milieu ou les populations d’espèces. On laisse vieillir les arbres, s’accumuler le bois mort, se développer les dynamiques naturelles.

Cela ne signifie ni abandon ni mise sous cloche. Ces espaces bénéficient d’une protection forte, mais restent ouverts : nous tenons à les faire découvrir aux communautés voisines, qui n’ont parfois jamais mis un pied sous la canopée d’une forêt primaire. La simple condition est de le faire en ayant conscience que l’on est dans un espace ou de multiples espèces cohabitent, donc avec respect et discrétion. Ce sont également des terrains précieux pour la recherche scientifique, qui y documente la composition et le fonctionnement d’écosystèmes intacts.

Pourquoi ce choix pour la conservation ?

→ Une biodiversité plus riche et plus résiliente, grâce à la diversité des habitats naturels.

→ Une meilleure capacité d’adaptation aux changements globaux, sans dépendance à une gestion humaine.

→ Des sites de référence pour la science et le suivi écologique à long terme.

→ Des espaces culturels et éducatifs qui reconnectent les populations au vivant.

Pour nous, la libre évolution est un pilier de conservation moderne, complémentaire de la restauration active, des corridors écologiques ou de la protection et réintroduction d’espèces. C’est un choix éthique : protéger la nature, c’est aussi lui redonner la liberté de fonctionner par elle-même.

Dans les faits, ce choix de gestion s’articule à d’autres, et fait cohabiter plusieurs types d’espaces : ceux en libre évolution stricte, puis tout un gradient d’espaces avec une présence humaine plus ou moins marquée, depuis l’exploitation des PFNL (produits forestiers non ligneux) jusqu’à l’agroforesterie dans les marges. Et bien sûr, là où les populations autochtones sont présentes, leur mode de vie est respecté.

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