À qui appartient la forêt ?

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé à qui appartient la forêt ?

On a souvent l’impression que la forêt est « à tout le monde ». En réalité, elle a presque toujours un ou plusieurs propriétaires, et cette question de propriété foncière est centrale pour sa protection.

Les règles varient énormément d’un pays à l’autre, mais voici quelques clés pour comprendre les enjeux, chez nous comme dans les pays où nous intervenons avec Green Sanctuaries.

En France, 75 % des forêts sont privées (elles appartiennent à des particuliers, des familles ou des entreprises) et 25 % sont publiques. Mais toutes sont encadrées par le Code forestier : le propriétaire n’est pas libre de faire n’importe quoi. La gestion doit respecter certaines règles.

👉 Autrement dit, la forêt n’est pas « commune » au sens juridique, même si tout le monde bénéficie des services rendus.

Dans de nombreux pays tropicaux comme l’Équateur, la réalité est beaucoup plus complexe.

👉 L’État reconnaît des droits privés, sauf dans certaines zones protégées où seuls les peuples autochtones peuvent disposer de droits reconnus.

👉 Mais sur le terrain, les titres de propriété sont souvent incomplets, imprécis ou inexistants. De vastes surfaces forestières sont occupées par des familles ou des communautés sans reconnaissance juridique claire, ce qui génère de nombreux conflits fonciers.

C’est aussi le cas au Pérou : plus de 80 % des forêts sont publiques, mais les communautés autochtones peuvent obtenir des titres collectifs. Beaucoup de territoires restent cependant non titrés, ce qui fragilise à la fois les droits de ces communautés… et la conservation des forêts, dont elles sont les meilleurs gardiennes.

👉 Il existe donc souvent un décalage entre la loi et la réalité du terrain.

Or, une propriété clairement définie est essentielle pour protéger la forêt :

elle permet de faire les choix de gestion structurants, comme celui de la conserver plutôt que de l’exploiter ou de la détruire au profit de monocultures.

  • elle permet de faire valoir des droits face aux menaces (orpaillage, coupe illégale, chasse, pêche) ;

  • elle est indispensable pour obtenir des classements en zones protégées ;

  • elle permet aussi de reconnaître des territoires ancestraux et de garantir une propriété communautaire, au cœur des traditions et des moyens de subsistance locaux.

💡 Pourquoi c’est essentiel pour nous chez Green Sanctuaries :

La sécurisation foncière est l’un des leviers les plus puissants pour protéger la forêt tropicale. Sans droits clairs, les forêts restent vulnérables à la déforestation et aux conflits. En intervenant sur le foncier, avec Green Sanctuaries on agit à la racine du problème : protéger durablement les forêts, tout en soutenant les communautés qui vivent avec elles et en dépendent.

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